vendredi 6 juillet 2012

LES QUERELLES DOGMATIQUES

Petite liste non exhaustive des querelles dogmatiques 
qui agitent le landernau de la kinésithérapie 
et qui égarent les parents qui vont à la pêche aux infos.
ARTICULAIRE:  les cellules du tissus conjonctif (os, ligaments, tendons et aponévroses) ont une durée de vie limitée et se renouvellent périodiquement. S'il n'est pas sollicité en pression et traction, il se raccorcit par non renouvelelment de ses cellules. Il faut donc le solliciter en pression et traction, surtout en phase de croissance.
2 paramètres : l’amplitude et la charge.
Un enfant IMC grandit, les os grandissent avant les tendons et il y a toujours un retard de croissance sur les tendons. Les kinés courent après les étirements. La difficulté de la kiné avant 6 ans, c'est qu'il faut étirer (donc faire mal un peu sans bloquer l'enfant. ) La kiné est donc toujours ludique.
Après 6-7 ans quand l'enfant est en CP, CE1 il commence à accepter des étirements pour des étirements. Il accepte de se faire un peu mal!
Mais étirer ne suffit pas, il faut restituer les charges sur les segments:
exemple: étirer le triceps sural ne suffit pas , il faut mettre l'enfant en charge unipodale sur son pied en flexion dorsale.
Etirer les fléchisseurs palmaires ne suffit pas, il faut mettre la main en charge sur une balance (avec le coude tendu) parce que le tissus conjonctif croit ou décroit en fonction des pressions et tractions qui lui sont exercées. Les cosmonautes (en apesanteur) de retour sur terre souffrent d’ostéoporose qui va spontanément disparaître après 6 mois de pesanteur.  Donc, il faut apprendre à l'enfant des auto-postures où  chaque segment déficitaire assume l'amplitude extrême en charge totale afin que les tissus conjonctifs de ces segments (os, capsule, ligaments et tendons) se développent.
Il y a des kinés qui n’assument pas cette part de contrainte douloureuse consentie appliquée à l'enfant.  On  oublie la réalité physiologique  du tissus conjonctif qui grandit quotidiennement (ou pas)  en fonction des appuis et tractions qui lui sont exercés 'ou pas).

RENFORCEMENT SEGMENTAIRE:


1°) Un muscle qui ne travaille pas s'atrophie, 
un muscle qui s'exerce se développe.
2°) Le tissus conjonctif se développe aussi en fonction des tractions qui lui sont exercées.
C’est pourquoi il faut renforcer au 100% du possible les muscles déficitaires
car un muscle qui travaille tire sur l'os qu'il mobilise
donc, il crée une demande en tissus conjonctif
donc il le fait grandir!
Là aussi il y a encore des querelles dogmatiques, certains kinés étant réfractaires au renforcement musculaire. 
Certains ne comprennent pas l'intérêt de la musculation "artificielle". C'est pourtant simple, l'enfant déficitaire ne pouvant se développer spontanément par le jeu, il faut bien lui adapter des outils spéciaux qui vont permettre à ses muscles de se développer si l'on cherche à le faire agir sur ses postures.
D'autres prétendent encore que ça augmente la spasticité alors que la spasticité est une conséquence de la paralysie. La spasticité est exagérée par des épines irritatives. L’effort en est une. Si l’on entraine l’enfant à l’effort, on élève le seuil d’apparition de la spasticité.
Nous faisons faire de la musculation parce qu'il peut le faire tout simplement. Nous ne nous posons pas la question de savoir  « à quoi ça sert ? » Développons les outils corporels, sa nature humaine s’en servira pour se mouvoir s'il en a envie. Notre devoir est de lui développer les moyens physiques à 100% du possible.
On ne peut pas renforcer des segments paralysés , mais on peut toujours renforcer des segments parésiés, athétosiques ou cérébelleux.
Membres supérieurs : renforcer les fléchisseurs par les tractions et suspensions.
Renforcer les extenseurs par les appuis et poussées
+ lever de poids au dessus de la tête + cyclo ergomètre unilatéral pour mesurer et comparer les performances respectives
Tronc: abdominaux, spinaux latéraux. 
Membres inférieurs :
Lever de charges distales 4 faces + Poussées bilatérales en charge face à l’espalier, +  schlitter, + pédalage mesuré en 6’

REEDUCATION POSTURALE
 Jusqu’à 3-4 ans l’enfant est peu accessible à la consigne motrice et le kinésithérapeute n’a pas d’autres moyens pour imprimer une posture que d’utiliser ses mains comme moule correcteur et guide initiateur de mouvement.
Dans cette partie là, on plonge dans les racines mythiques de notre métier de « thérapeute manuel » et les querelles dogmatiques vont devenir féroces.
On ne soigne pas la posture , on l’éduque.(on éduque l’enfant à la posture) , on l’élève (littéralement). On élève progressivement le centre de gravité et on réduit le polygone de sustentation, augmentant par là, la pression sur les appuis.  
Souvent, après 6-7 ans, le kinésithérapeute refuse de se muer en kinesipédagogue. Il veut continuer à conduire l’enfant de ses mains magiques. Il veut lui même initier les déséquilibres et « apprendre » à l’enfant à les rattraper. Et plus le kiné prend de l’âge et de  l’expérience, plus il est fasciné par son propre doigté. « Il fait ce qu’il veut de l’enfant », il s’est mué en grand marionnettiste !
L'initiation du mouvement est un temps fondamental en motricité. C'est  au kiné d' initier la position, à l'enfant d'initier le mouvement.

EN plus des séquences de redressement, ,  si l'enfant ne tient pas debout à 18 mois, il est important d’anticiper sur la station debout en utilisant des moyens artificiels. (Progression des postures contraintes : verticalisation à la table sur 2 pieds, sur un pied, , stand up, orthèses bivalves cruro-pédieuses lien: http://imc-kinesi.blogspot.fr/2011/12/mouvements-actifs-sur-verticalisations.html.)
Certains kinésithérapeutes défendent d’anticiper sur la progression et refusent de mettre l’enfant debout tant qu’il n’a pas franchi les étapes précédentes. Si l’enfant ne se tient pas debout à 18 mois, il vaut mieux  le verticaliser afin que se réalisent les courbures lombaires et dorsales inhérentes à la bipédie.

Les scores Posturaux :
Box de Découverte et Répétition en Sécurité

Le Métayer cote sur 4 la façon de réaliser la consigne.(de 0 = Normal; 1 petites anomalies posturales, 2 anomalies motrices , 3 = exécution lente difficile.; 4 impossible) Ce qui est un peu subjectif.  Il y  a 52 items )
Le Gross Motor plus pragmatique cote l’exécution de la consigne sur 3. (ébauche, partiellement , totalement (il y en a 88)
Que ce soit dans les 52 ou 88 items, on confronte souvent l’enfant à des exercices trop faciles, ou trop difficiles. C’est bien là le problème : toutes ces échelles ont les barreaux trop espacés. L’enfant apprend dans la réussite : C’est pourquoi nous avons divisé les items du Gross Motor en sous-tâches. Notre programme d’enseignement comprends 505 items posturaux afin de réaliser un recueil des stratégies possibles. Il faut trouver chez l’enfant sa plus haute réussite sans l’aide physique du kinésithérapeute. La cotation est binaire, c’est fait ou pas fait. 1 ou 0. Le score est ramené en % . Il faut 5 items réussis pour faire bouger le score de 1% . Tout au long de sa croissance, l’enfant se lance dans l’amélioration progressive du score. Quand parfois le Gross Motor ne bouge pas pendant plusieurs années, notre score intermédiaire apporte à l’enfant et aux parents la certitude qu’il n’a pas stagné et qu’il a bien appris des sous tâches intermédiaires.
.voir: http://imc-kinesi.blogspot.fr/2008/06/blog-post.html


L’espace d’autonomie en sécurité. Le box de self-control
Plutôt que de guider l'enfant à la main, on préfère composer un espace de sécurité dans lequel l’enfant va chercher à construire son propre équilibre et rattrapera seul ses déséquilibres.
http://neurokinesitherapie.blogspot.fr/search/label/A1%20Espace

MARCHE ET DEPLACEMENTS
Plusieurs attitudes face à la marche :
Les paris négatifs : "pas la peine d’essayer de les faire marcher, leur vie sera en fauteuil roulant." Nous faisons la différence entre le déplacement fonctionnel qui peut être le fauteuil roulant et le déplacement performant qui peut être la marche dans les parallèles.
Chercher le 100% du possible : Sans se poser la question « à quoi ça sert  fonctionnellement? » Dans la gamme des exercices de verticalisation juste après le stand up, on peut essayer de faire des coques bivalves cruro-pédieuses qui leur apprennent la station debout dans un espace sécurisé. Parfois cela peut déboucher sur une marche latérale ou de face dans des barres parallèles. La marche dans les barres parallèles, même si elle ne débouche sur aucun gain fonctionnel constitue un footing prophylactique d’un grand intérêt.
La marche performante : Si l’enfant se déplace avec des cannes, on essaye de le faire marcher sans canne dans un espace sécurisé de 1 mètre, puis de deux mètres etc. Même si ça ne débouche sur aucun gain fonctionnel, simplement parce que c’est peut-être possible. Il n'y a pas de meilleur exercice de rééducation que la marche. Même si c'est plusieurs fois 2 mètres. C’est alors un excellent footing prophylactique.
Pourquoi pour des raisons de santé on recommande aux valides de marcher une demi-heure par jour  
et pourquoi on ne permettrait pas de le faire aux enfants IMC qui en seraient capables?

http://imc-kinesi.blogspot.fr/search/label/III.%20Marche 

Les adeptes de la correction esthétique de la marche, et les tenants  de l’auto-organisation.:
Grand débat  entre kinésithérapeutes:

- Certains font des analyses vidéo de la marche de l'IMC et vont chercher à faire de la chirurgie esthétique de la marche.Nous nous pensons que la chirurgie est efficace pour libérer une amplitude limitée constatée en statique, à la posture en charge. La chirurgie est beaucoup plus aléatoire sur les déficits dynamiques  constatés à la marche.La marche de l'IMC est son adaptation à ses déficiences, il est souvent hasardeux d'en modifier les équilibres.
- Nous nous apercevons qu’il est impossible qu’un IMC parvienne à modifier une « habitude » de marche parce que cette habitude n’est pas un défaut de marche c’est une déficience neurologique
Nous ne demandons jamais au patient de modifier un détail de sa marche, parce que c’est impossible.
L’attention sélective est inefficace,
l’attention divisée est impossible
et l’attention soutenue ne peut durer toute une journée.
Mobiliser l’attention pour marcher ne marche pas ! 
Il faut donc arrêter avec ces exercices et libérer les patients en leur demandant d’améliorer une seule chose : la vitesse. Nous mesurons et cherchons à accélérer la vitesse de marche fonctionnelle . Le corps du patient va s’auto-organiser à son insu et apporter des réponses plus efficaces que le pseudo-savoir du kinésithérapeute.
http://neurokinesitherapie.blogspot.fr/2009/09/correction-de-la-marche-ou-entrainement.html

Ensuite  en séance kiné en salle on va étirer ce qui s’est raccourci et  renforcer ce qui a été négligé. Pour cela seulement on  mobilisera alors toute l’attention requise.

2 commentaires:

Unknown a dit…

Texte sans valeur scientifique :
- Aucunes références, citations, définitions répertoriées.
- Ensemble continu d'avis subjectifs sans structure et n'expliquant en rien les diverses thérapie en neurologie pédiatrique, qui ne constituent pas tous des "dogmes" mais sont fondés sur des preuves.
- Mis à l'écart de certains points essentiels des connaissances théoriques en neurologie : Central Pattern Generator et le contrôle par feedback et feedforward, augmentation de la vitesse de marche chez des enfants alors que la spasticité est vitesse-dépendante et que le ratio coût énergétique/vitesse de marche optimal ne dépasse pas les 4km/h...
Bref un lot d'inepties pseudo-scientifique avec juste une image d'une coupe d'un muscle pour appuyer ses propos.
Ce commentaire ne sert qu'à empêcher les non initiés aux sciences médicales à ne pas se fier au propos de l'auteur qui à éditer ce texte et à se renseigner auprès d'un praticien (médecin ou kinésithérapeute) confirmé en neurologie pédiatrique.
Scaccuto Vito

Unknown a dit…

Texte sans valeur scientifique :
- Aucunes références, citations, définitions répertoriées.
- Ensemble continu d'avis subjectifs sans structure et n'expliquant en rien les diverses thérapie en neurologie pédiatrique, qui ne constituent pas tous des "dogmes" mais sont fondés sur des preuves.
- Mis à l'écart de certains points essentiels des connaissances théoriques en neurologie : Central Pattern Generator et le contrôle par feedback et feedforward, augmentation de la vitesse de marche chez des enfants alors que la spasticité est vitesse-dépendante et que le ratio coût énergétique/vitesse de marche optimal ne dépasse pas les 4km/h...
Bref un lot d'inepties pseudo-scientifique avec juste une image d'une coupe d'un muscle pour appuyer ses propos.
Ce commentaire ne sert qu'à empêcher les non initiés aux sciences médicales à ne pas se fier au propos de l'auteur qui à éditer ce texte et à se renseigner auprès d'un praticien (médecin ou kinésithérapeute) confirmé en neurologie pédiatrique.
Scaccuto Vito

Détails Principes de la Rééducation Seg Pos Marche

Qui êtes-vous ?

Nous sommes huit kinésithérapeutes bordelais, nous voulons promouvoir la rééducation neurologique en libéral. Francis Laurent.